Chroniques Sérivores·Séries

Les sitcoms qui rendent intelligents juste en les regardant #1 – One Day At A Time

Préambule

On a tous envie de mieux comprendre les problèmes de notre société et de combattre les injustices. Pour ça on peut faire des recherches, lire des articles regarder des témoignages et surtout toujours se tenir informé de ce qui ce passe dans le monde. Et si je vous disais que vous pouviez continuer de vous éduquez tout en vous amusant ? Car oui s’il y a une série pour tout il y en a plusieurs que font preuve d’une intelligence et d’un humour foudroyant le tout condensé dans 20 minutes.

Commençons par un petit historique. La sitcom est une série télévisée comique dont chaque épisode dure environ 20 minutes. Elle a été créée dans un souci d’économie car elle ne coûte pas cher en production. En effet elle est souvent filmée entièrement en studio et toujours dans les mêmes décors (l’appartement dans Friends, New girl, Big Bang Theory…). Son nom veut littéralement dire comique (com) de situation (sit). Elle se veut comique et se moque souvent du quotidien en forçant certains traits. Les membres d’une famille sont toujours un peu exagérés dans leurs traits de caractère ce qui créé des situations toujours plus dramatique que dans la vie réelle, tout comme le dénouement n’est jamais simple.

Vous cherchez une sitcom ? Mais vous ne voulez pas vous en vouloir de regarder des blagues vaguement misogyne/raciste/offensantes ?

Il existe plusieurs alternatives à votre problème et aucune d’entre elles ne contiennent Big Bang Theory (ni Friends) !

Je vais parler ici des sitcoms qui en plus de faire rire ont choisi de faire réfléchir le spectateur ou au moins de véhiculer des messages souvent fort de manière honnête sans les décrédibiliser. Pour plus facilement vous faire comprendre le contexte de la série j’ai concocté ce que j’appelle : le théorème des sitcoms. Il se présente comme ça :

La vie quotidienne de « insérer ici les personnages » dans « insérer ici une localisation »

Exemple :

  • La vie quotidienne de « une famille recomposé » dans « leur foyer en Californie » = Modern Family
  • La vie quotidienne de « une bande d’amis aux profils divers » dans « leur appartement à Los Angeles » = New Girl

One day at a time (Netflix)

La vie quotidienne de « une famille monoparentale américano-cubaine » dans « leur appartement de la banlieue de Los Angeles»

Dépeindre la vie quotidienne d’une famille aussi en couleur ce n’était pas gagné d’avance et pourtant Gloria Calderon Kellett et Mike Royce, les showrunneurs de la série s’en sont tiré haut la main. Produite par netflix , ce remake d’une sitcom/telenovela des années 80 va vous faire aussi bien pleurer de rire que d’émotions. La famille en question est composée de la mère, la grand-mère et les deux ados (la fille aînée et le garçon) vivant tous sous le même toit. La grand-mère a fui cuba au début de la dictature de Castro, la mère, ancienne militaire, est devenue infirmière dans un cabinet médical et les deux enfants tentent tant bien que mal de vivre leur vie d’ados au milieu de deux cultures. En plus d’un humour corrosif, cette série se permet de parler de tous les sujets. Vous vous doutez qu’avec des personnages pareils les occasions ne manquent pas. Du coup on se retrouve avec des scènes fortes qui ne sont pas forcés dans le scénario. Les dialogues donnent lieu à de superbes leçon de vie sans pour autant être moralisatrices. Du stress post-traumatique causé par des déploiement à l’étranger aux difficultés d’être latino en Amérique aujourd’hui en passant par le sexisme ordinaire chaque sujet est abordé avec justesse mais aussi une bonne dose de sarcasme et de haussement de yeux au ciel.

Le personnage de la mère est particulièrement intéressant. C’est elle qui porte toute la famille sur ses épaules et fait preuve à la fois d’une solidité à toute épreuve comme d’une grande vulnérabilité selon les épreuves qu’elle doit traverser… Et même si il existe souvent des conflits de génération on se retrouve le plus souvent devant une famille qui sait se serrer les coudes et ne changerait pour rien au monde les défauts de chacun (y compris l’obsession de la grand-mère pour le pape)

Dans l’ensemble One Day At A Time est un peu une série qui réconforte, réchauffe le cœur et donne très envie de se remettre à l’espagnol.

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The Royals

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En mars 2014 la chaine américaine E! fait surprise en annonçant sa première série de fiction. En effet la chaine a fait sa réputation depuis de nombreuses années sur des programmes de téléréalité dont la désormais culte famille Kardashian. Voulant, elle aussi, surfer sur la vague de la fiction pour ado elle frappe un grand coup en proposant une fiction qui se veut à l’image de la chaine : sexy et scandaleuse.

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Lovesick

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Il parait que quand je commence à parler de série télé je ne m’arrête plus. Je ne nierais pas cette information ni la confirmerais.

Cependant après mon pavé sur Gilmore Girl j’ai ressenti le besoin de me lancer dans un article plus court et plus léger (ok : surtout plus court) que j’écrirai en peu de temps. Et quoi de mieux pour écrire court et léger qu’une série elle même courte et légère ?

Lovesick, moi je l’ai toujours connu sous ce nom. Mais pour les anglais ça s’appelait « Scrotal Recall » et je serais incapable de vous le traduire. Disons juste que ça n’a pas aidé la série parce qu’avec un nom pareil ça donne pas spécialement envie à nos amis anglophone. Mais que nenni Netfix est passé par là, en a eu marre qu’on se moque de lui et hop ! Il a changé le nom. Bon ça a pas mal perturbé les british mais finalement ils s’y sont fait.


Mais qu’est-ce que c’est ?

C’est l’histoire d’un mec qui a la chlamydia et qui doit donc recontacter toutes ses anciennes conquêtes pour les prévenir qu’elles sont, elle aussi, peut être malade.

Tout repose sur un principe très simple : un épisode égal à une ex (dont le nom correspond au titre). Le jeu est alors de deviner qui va être « l’heureuse gagnante » et croyez-moi ce n’est pas toujours simple. On se retrouve donc avec une série bourré de flash-back qui ont pour but de nous faire comprendre l’évolution de la situation de Dylan mais aussi de ses deux colocataires.

Ce qui fait que ça marche c’est le ton de la série. on est pas dans de l’humour facile et un peu sale. C’est souvent drôle mais c’est surtout souvent très touchant. On s’attache tellement rapidement aux personnages qu’on s’en rend même pas compte. Je pense sans mentir dire que ce trio là, je l’ai aimé dès la première minute. Dylan le mec qui a pas de bol mais qui fait pas grand chose pour en avoir non plus, Evie qui se bat tous les jours pour survivre avec des amis pareils et Luke le tombeur posh qui se dévoile avec tant de sincérité dans la saison 2. Ces trois là  il y a quelque chose de magique entre eux.

Comme je disais ce qui en fait une série à part c’est le principe qui change d’une série plus « classique ». On sent que la série a été pensée en saison et non en terme de diffusion (avec les contraintes de hiatus, les commande de demi-saison en attendant les audiences etc.) et puis pour en rajouter c’est anglais et ça ne se passe pas à Londres. Ça peut paraître dérisoire mais ça autant de bien qu’une série qui se passe en France mais pas à Paris.

Alors voilà, Lovesick c’est tout ça à la fois : c’est rafraichissant, parfois émouvant souvent très drôle et après deux saisons ça donne le sentiments qu’on vient de se faire une bande d’amis aux vies un peu hasardeuses mais tellement vraies.


Titre  : Lovesick (Scrotal Recall)

Type :  sitcom britannique

Nationalité : UK

Date  : 2014note-page001

Créateur : Tom Edge

diffuseur : Channel 4 (saison 1) / Netflix (saison 1&2).


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Gilmore Girls

« So…it’s a show? RORY: It’s a lifestyle. LORELAI: It’s a religion. » Saison 01 Épisode 14

Tout a commencé de façon plus ou moins anodine, suite au visionnage de cette vidéo, un des personnages m’a particulièrement frappée, pas l’oracle mais bien le pèlerin qui vient en quête de solution « Je suis une pauvre ex-étudiante au chômage et… ma maman me manques »  Et c’est là que la révélation s’est faite, en même temps que l’oracle présente son coffret DVD baigné d’un halo de lumière j’ai su qu’il fallait, moi aussi, que je me plonge dans le monde merveilleux des Gilmore. (Parce que oui, je suis une pauvre étudiante et que ma maman me manque parfois).

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Merci grand oracle pour ce conseil avisé

Est ensuite venu la partie technique : 7 saisons ça peut décourager et honnêtement c’est exactement ce que ça m’a fait. Et c’est là, environ 6 mois plus tard, que le dieu Netflix est entré dans ma vie avec la promesse des sept saisons disponibles et même d’une huitième inédite ! L’été arrivait et je savais alors quelle était ma mission.

C’est donc 2 mois et 500 sms envoyés à ma meilleure amie plus tard que je finissais ce marathon avec une seule hâte : être en novembre pour recommencer. Lire la suite « Gilmore Girls »